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Automatisation des entrepôts : un levier pour une logistique plus sobre ?

Publié le 29 juin 2026

L’automatisation des entrepôts peut-elle vraiment réduire l’impact environnemental de la logistique ? Une étude de l’ADEME apporte des éléments de réponse, en analysant le système robotisé Skypod d’Exotec. Les résultats sont encourageants, mais dépendent fortement du point de comparaison choisi.

À productivité équivalente : des gains environnementaux

Premier scénario étudié : on compare deux entrepôts qui traitent le même nombre de commandes.

Dans ce cas, l’entrepôt automatisé est plus compact et mieux optimisé. Résultat : les émissions de gaz à effet de serre diminuent de 19 à 35 %, et la consommation d’énergie est réduite d’environ 50 %.

Ces gains s’expliquent principalement par une meilleure utilisation de l’espace. Un entrepôt plus dense permet de réduire les surfaces chauffées et, dans certains cas, d’éviter la construction de nouveaux bâtiments logistiques. C’est aussi un levier intéressant dans le contexte de la limitation de l’artificialisation des sols.

À surface équivalente : plus d’activité, mais plus d’impacts

Deuxième scénario : on compare des entrepôts de même taille.

Ici, l’automatisation permet de faire beaucoup plus dans le même espace. Les robots et les systèmes de stockage augmentent fortement la capacité de traitement des commandes.

Mais cette densification a un revers. Les équipements supplémentaires consomment plus d’électricité et leur fabrication génère davantage d’émissions de CO₂. Dans ce scénario, l’impact environnemental global est donc plus élevé.

En revanche, rapporté à chaque commande traitée, la performance peut rester intéressante grâce à la forte hausse de productivité.

Des résultats dépendants des choix de conception

L’ADEME insiste sur un point important : ces résultats concernent un cas précis, celui du système Skypod d’Exotec. Ils ne peuvent pas être généralisés à toutes les solutions d’automatisation sans précaution.

Pour l’agence, les futurs gains environnementaux dépendront aussi de la fabrication des robots, de leur durée de vie, de leur recyclabilité et de la poursuite de la décarbonation de l’énergie.

Ce qu’il faut retenir

  • À productivité équivalente, l’automatisation peut réduire significativement l’empreinte environnementale.
  • À surface équivalente, elle permet surtout d’augmenter fortement la capacité logistique, avec des impacts plus élevés.

Pour l’ADEME, le véritable enjeu est donc d’intégrer ces technologies dans une stratégie globale de sobriété et de transition écologique.