Publié le 13 juillet 2026
Le 28 mai 2026 à l’AFPA Loudéac, la Région Bretagne, l’Etat et la FNTR ont tenu une conférence de presse en lien avec la Feuille de Route logistique. Le camion électrique est l’un des leviers de la décarbonation en Bretagne. Retour sur les principaux éléments de cette conférence de presse.

La transition du transport routier est en marche en Bretagne. Alors que les premiers camions électriques gagnent les routes, l’État et la Région font de la décarbonation l’un des piliers de leur nouvelle feuille de route logistique. Trente actions doivent être déployées d’ici 2028.
Le camion électrique passe à la vitesse supérieure
Longtemps perçu comme une solution d’avenir, le camion électrique devient une réalité. Plusieurs transporteurs bretons électrifient déjà leur flotte. Les nouveaux modèles atteignent désormais 500 à 700 kilomètres d’autonomie. Cette évolution répond aux besoins du transport régional. Les professionnels saluent un meilleur confort de conduite et une réduction des nuisances. Ils y voient aussi un levier d’attractivité pour leurs métiers.
Une feuille de route pour accélérer la transition
Cette dynamique s’inscrit dans la nouvelle feuille de route régionale de la mobilité des biens et des marchandises. Adopté fin 2025, ce document fixe 30 actions à mettre en œuvre d’ici 2028. La décarbonation constitue l’un de ses principaux objectifs. Le transport représente aujourd’hui un tiers des émissions de gaz à effet de serre en Bretagne. Or, 95 % des marchandises circulent encore par la route. La feuille de route prévoit d’accompagner les entreprises, de développer les énergies alternatives et de favoriser le report vers le rail et le maritime.
Des défis restent à relever
Les acteurs du secteur estiment que la transition est désormais engagée. Ils alertent toutefois sur plusieurs freins. Le déploiement des bornes de recharge et des raccordements électriques reste indispensable. La formation aux nouveaux métiers devra également s’intensifier.
L’État et la Région ont déjà engagé 64 millions d’euros pour développer les infrastructures portuaires et le fret ferroviaire. Pour les partenaires de la filière, la feuille de route doit désormais transformer cette ambition collective en réalisations concrètes.