Publié le 18 mai 2026
Privé d’ici 2028 d’un trafic représentant près de la moitié de son activité, le port de Brest engage une transition stratégique. Priorité sur de nouveaux flux industriels et sur le feedering maritime, alternative compétitive et durable face au transport routier.

Le port de Brest se prépare à un tournant stratégique majeur avec l’arrêt programmé, d’ici 2028, des exportations de volailles surgelées. Ce trafic historique, porté notamment par le groupe LDC, représente aujourd’hui entre 40 et 50 % de l’activité conteneurs du terminal, soit environ 6 000 conteneurs pleins par an. Le choix de LDC de privilégier le marché français et les produits frais entraîne donc une perte importante pour BrestPort, qui doit désormais réorienter son modèle économique.
Face à cette transition, l’autorité portuaire mise sur une diversification rapide et souhaite attirer de nouveaux flux industriels bretons et étrangers. BrestPort met en avant sa capacité à traiter davantage de volumes, grâce à un terminal déjà dimensionné pour monter en cadence. Deux lignes maritimes assurent actuellement les rotations avec CMA-CGM et MSC, un élément clé pour convaincre les entreprises d’utiliser ce port intermédiaire, jugé plus rapide et flexible.
Dans ce contexte, le développement du feedering maritime entre Brest et Le Havre apparaît comme une opportunité logistique majeure. Plus compétitif que la route, moins dépendant du coût du carburant et plus favorable à la décarbonation, ce mode de transport pourrait renforcer l’attractivité de Brest comme porte d’entrée stratégique pour la Bretagne.
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